Mon défi!

En fait, je ne sais pas trop par quoi commencer. J’ai l’impression que peu importe l’angle, ce texte sera (trop!) long.

Quand j’ai commencé à courir, je l’ai fait uniquement dans un objectif de remise en forme. 5 km, 10 km, demi-marathon : trop abstrait pour moi, je n’y pensais même pas! Je ne savais pas que courir me donnerait autant de bien-être et de plaisir. Moi qui pense toujours trop, qui questionne tout, qui planifie des années d’avance, j’arrive à me vider l’esprit, à ne me concentrer que sur ma respiration, ma posture, ma façon de poser le pied.

En janvier dernier (2016), une amie nous a partagé, via les médias sociaux, sa participation au Walt Disney World® Marathon Weekend, à Orlando en Floride. Elle et son amoureux ont réalisé le « Dopey Challenge » qui consiste à faire, en quatre jours consécutifs, un 5 km, un 10 km, un demi-marathon (21 km) et un marathon (42.2 km), donc un total de 78.2 km. Je les ai suivis avec beaucoup d’admiration (et d’envie!!!).

Fan de Disney, c’est avec enthousiasme que j’ai partagé mon intention d’y participer quand mon amie nous a mentionné qu’elle pensait organiser un groupe pour janvier 2018. J’en ai parlé à mon amoureux, il trouvait raisonnable le délai de deux ans pour me préparer. Je suis contente, j’ai maintenant un Projet!

Sauf que… le 26 avril est arrivé et, je ne sais trop comment, prise par la passion de mes amies coureuses je présume, j’ai décidé de m’inscrire pour janvier prochain. Comme ça, sur un coup de tête, sans réfléchir! J’ai commencé par le 5 km, avec mon fils, sans même lui en parler! Et comme une amie a décidé de faire le 10 km, je me suis dit, pourquoi pas? Ça serait un beau défi pour moi. Chose faite en 30 secondes! En discutant avec l’amie en question, je lui explique que mon seul regret est de ne pas participer au demi-marathon… Tsé, tant qu’à aller aussi loin pour courir, j’aurais aimé réaliser un objectif « wow »! Nous avons eu une bulle au cerveau et, sans plus réfléchir, je me suis retrouvée inscrite au demi-marathon! Je vous jure, je tremblais de partout après avoir pesé sur le paiement final! Tout ça, sans avoir consulté ma douce moitié sur ce gros projet.

Il faut que vous sachiez que je suis une fille de « projet » et que je dois réfléchir à toutes les options avant de prendre une décision. Je pèse les pour, les contre, j’analyse tout. C’est long! Ensuite, je « planifie ». Je crois que je prends autant de plaisir à préparer un voyage qu’à le vivre. Ça tombe bien, mon homme déteste les surprises et être mis devant le fait accompli… Il a été sous le choc quand je lui ai annoncé notre prochaine destination de voyage et la raison de celui-ci. Heureusement, tout a bien passé, sauf le demi.

J’oserais même dire que le demi est resté en travers de la gorge de plusieurs personnes avec qui j’ai partagé mon projet. Et je sais que plusieurs doutent encore que je puisse le faire. Surtout avec un 5 et un 10 km dans les jours précédents.

Mon amoureux lui, croit en moi. Il m’appuie et m’encourage depuis que je lui ai clairement expliqué l’importance que ce projet a pour moi. Que c’est maintenant, pendant que je suis en santé, que je veux le faire! Oui, c’est un gros objectif pour moi, surtout quand l’on regarde d’où je pars.

Je me suis bien outillée, j’ai de bons programmes que je suis à la lettre et je travaille très fort, cinq fois par semaine, vacances ou non! J’ai des hauts et des bas. Semaine après semaine, je m’améliore. J’ai ma gang de supporters avec qui je partage mes doutes, mes questionnements.

Je ne cours pas très vite, je travaille surtout mon endurance. L’an prochain je mettrai l’emphase sur la vitesse.

Je ne peux vous assurer qu’une seule chose : je serai sur la ligne de départ pour le demi-marathon et je ferai tout mon possible, sans mettre ma santé en danger, pour être sur la ligne d’arrivée. Même si je suis la dernière, je n’en ai rien à cirer! Je veux ma médaille…

C’est la promesse que je me fais!

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Courir…

Je n’aurais jamais cru que c’était pour moi, la course à pied, et pourtant…

J’ai débuté il y a un an, presque jour pour jour, sur un coup de tête, parce que je devais me remettre un forme. C’est un peu beaucoup de la faute d’une femme de mon entourage, une passionnée de la course, généreuse de son soutien et de ses conseils. J’y ferai référence régulièrement, elle est ma mentore de course; elle m’aide beaucoup pour le « savoir-être coureur », elle est une source inépuisable de motivation et de dépassement. Je ne mets pas de nom pour le moment, je dois lui demander la permission avant.

J’ai commencé par m’acheter de bons souliers de course, adaptés à mon niveau et à ma façon de courir. Je crois important d’y mettre le prix pour avoir de la qualité et de consulter des professionnels pour trouver ce qui nous convient. J’ai adoré le service de la boutique 42.2 à Mascouche.

La deuxième étape fut de télécharger une application, Coach25km je crois. Et je suis partie; je n’ai plus arrêté depuis! J’avoue, je n’aime pas courir à la noirceur et au froid l’hiver. Chanceuse, une piste d’entrainement intérieure a ouvert ses portes directement en face où je travaille. Ça me facilite grandement la vie! J’y vais sur mon heure de dîner ou tout de suite en terminant le boulot.

Des douleurs aux mollets m’ont forcé à consulter une spécialiste en biomécanique de course. La meilleure décision à prendre! En fait, je le recommande à tous les « apprentis » coureurs. Elle a changé complètement ma façon de courir et m’a conseillé des programmes. Elle m’a suggéré, dans un premier temps, un huit semaines d’adaptation à ma nouvelle façon de courir, un peu comme si je me remettais d’une blessure. J’ai ensuite continué mon entraînement, avec le programme « Courir un premier 5 km » pris sur le site de La Clinique du coureur.

C’est comme ça que je me suis retrouvée à courir cinq fois par semaine, sans relâche, depuis le mois de janvier. Il est rare que je saute un entrainement, mais je dois parfois m’adapter aux imprévus de la vie.

Je ne vous mentirai pas, ne vous attendez pas à lire sur des performances extraordinaires. Je suis lente, courir m’est difficile, ce n’est vraiment pas naturel pour moi. Je dois y mettre beaucoup de travail et parfois ça me décourage. Mais le bien-être que j’en ressens, tant physique que mental, est incroyable et transparaît dans toutes les sphères de ma vie.

Je suis cependant motivée à relever un défi, qui sera le sujet de mon prochain billet.

Alors si vous désirez en savoir plus sur une femme qui mord dans la vie avec bonheur, qui se pose plein de questions existentielles, qui aime le rire, les larmes, le bon vin, sa famille et ses amis et qui a des rêves pour au moins 10 vies et qui travaille à les réaliser, vous êtes à la bonne place!

 

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