Merci pour les leçons!

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Depuis dimanche, je lis sur plusieurs groupes des récits de course au (demi) Marathon de Montréal. Des récits qui parlent de réussite, de combat, de force mentale, d’abandon, de fierté et de déception. Et je tire de belles leçons de ces coureurs plus aguerris !

Par le passé, j’ai appris à être fière de ce que j’accomplis MOI, de ne pas ma jauger en fonction de l’autre. Que je dois regarder d’où je suis partie et où je suis rendue maintenant !

J’ai aussi appris tout le chemin parcouru pour me rendre jusqu’à la ligne de départ de mon 5, 10 ou 21 km. La ligne d’arrivée, c’est la cerise sur le sundae, comme l’a dit mon amie Marie-Claude.

J’ai aussi appris qu’avec des citrons, on peut faire de la sapristi de bonne limonade. Qu’un événement annulé (mon premier 21 km officiel, devenu un « non officiel ») peut apporter un autre type de dépassement de soi et ainsi vivre un moment de solidarité incroyable.

Voici d’autres leçons que vous m’enseignez :

  • La course, bien sûr que c’est physique, mais c’est beaucoup, peut-être même surtout, mental. Parce que pour avancer, faut apprendre à toujours donner le petit plus, à pousser un peu plus loin.
  • D’un autre côté, il faut apprendre où se situe la mince ligne entre arrêter d’être « chouchoune » et d’avoir peur de se blesser (ça, c’est moi, avant !) et trop se pousser. Il faut donc être à l’écoute de son corps, de le connaître intimement. Et pour ça, ben faut l’aimer et en prendre grand soin.
  • Abandonner (ou ne pas partir) lors d’une course n’a pas à être un échec. Ça peut être une leçon sur ce qu’on a à travailler pour aller plus loin. Ça peut aussi être simplement s’aimer assez, connaître et respecter son corps pour ne pas le blesser ou se rendre malade quand les conditions sont difficiles.
  • Que c’est normal d’être parfois déçue d’une course qui ne se passe pas comme on le voulait en raison de conditions incontrôlables ou encore parce que nous avons bâclé notre entraînement pour de bonnes (ou moins bonnes raisons). On se donne le temps de vivre ça et on passe à autre chose !

Mais surtout :

Que la communauté des coureurs est tout simplement fantastique !

Félicitations gang, pour le grand défi relevé ce dimanche. Et SVP, continuez à nous partager vos exploits, vos échecs, vos craintes. Ça aide tellement de voir que vous aussi, vous êtes des humains, après tout !

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Avez-vous passé un bel été ?

Moi oui ! Même si la température estivale a semblé se faire rare, j’ai profité de chaque moment qui s’offrait à moi.

Camping, balades, tourisme, spectacles en plein air, moments en famille, en amoureux et entre amis, bonnes bouffes, lecture, cinéma… J’ai profité de la vie et j’en suis bien heureuse !

Est-ce que j’aurais pris un peu plus de chaleur ? Bien sûr ! Mais je suis quand même heureuse de voir arriver septembre, avec ses journées un peu plus fraîches, la récolte de mes raisins, le retour des plats longuement mijotés, des soirées autour des jeux de société et des projets emballants au boulot.

Le retour à une certaine routine aussi… Parce que oui, je suis comme ça, plus efficace quand j’évolue dans un cadre, tout en laissant place à l’imprévu. Parce que j’ai besoin de souplesse aussi. J’aime me faire un horaire, une planification et une liste d’objectifs… et me garder beaucoup de places aux surprises !

La partie un peu plate qui m’attriste beaucoup, c’est l’absence d’un réel entraînement de course. Une blessure à un talon me cause quelques soucis. Des journées, ça va bien, je reprends espoir et hop, le lendemain simplement déposer mon pied au sol est très douloureux ! Mais bon, je garde espoir d’un retour à la course de façon régulière (et progressive !) très bientôt !

J’ajoute à ça un entraînement de type HIIT afin de me muscler et me tonifier un peu. Ça ne peut que m’aider dans l’atteinte de mes objectifs ! Car je vise de faire un nouveau demi-marathon en 2018. J’aurais bien aimé que je sois cet automne, mais la vie en a décidé autrement, et c’est correct comme ça !

Je vais reprendre un rythme un peu plus régulier ici. Je vous parlerai bien sûr de mes nouveaux entraînements, de la reprise de la course, mais aussi du suivi que j’ai commencé avec une nutritionniste et de tout ce qui me passera par la tête et que j’aurai le goût de vous partager!

À bientôt !

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Entre le 5 ou le 10 km, votre préférence?

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Mon premier 10 km à vie!

Moi, c’est le 10 km. Pourtant, je ne l’ai jamais fait en bas du 1 h 30, c’est vous dire comme je suis lente! Pas grave, quand je fais un 10 km, j’ai l’impression de faire un petit quelque chose de « spécial », un petit quelque chose de plus, pas à la portée de tous. Après un 5 km, je suis satisfaite. Après un 10, je suis heureuse et fière!

 

Pourtant, entre le 3e et le 5e km, j’ai souvent envie d’abandonner, je me demande ce que je fais là, je me dis que je n’y arriverai pas. J’y vais vraiment un pas à la fois. Et tout à coup, paf, je retrouve le sourire! Ma bulle se reforme, je suis juste bien, je flotte de bonheur. Et quand arrive le 8e km, je suis euphorique parce que je sais que je vais ça y est, la ligne d’arrivée est à ma portée. La ligne d’arrivée… C’est pour ça que j’aime participer à des courses officielles. Je n’aurais jamais cru que ça me ferait cet effet-là. C’est un peu fou non? C’est comme la tape dans le dos pour me féliciter de mes entraînements, de ma constance et de mes efforts.

Sur un mur de mon bureau, j’ai un tableau blanc que je garnis tranquillement avec des notes, des schémas, des photos. J’y ai accroché la médaille de mon tout premier 10 km, le premier de toute ma vie, que je n’avais même pas encore fait en entrainement.

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Quand je suis fatiguée, quand c’est difficile, je la regarde, je la touche. Ça me fait du bien, ça réconforte mon égo! Bien des gens croyaient cet objectif impossible pour moi. Je l’ai pourtant fait trois fois « officiellement », sans compter tous les kilomètres faits en préparation de mon demi-marathon.

J’ai décidé que plus personne ne me dirait ce que je suis capable ou pas capable de faire.

La reprise de la course est plus difficile que je ne l’aurais pensée, mais ce n’est pas grave. On se relève les manches et on s’y remet!

Objectif 2017 : refaire le 10 km de la course du Bois de Belle-Rivière en octobre.

Objectif 2018 : refaire un demi-marathon, probablement celui du P’tit Train du Nord.

Celui de 2019 n’est pas encore clair dans ma tête. Il est flou, car beaucoup de points à travailler, mais j’envisage très sérieusement l’idée de taquiner le marathon. Ça serait un beau cadeau pour mes 50 ans!

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Retour à la case départ…

ligne-depart-courseC’est du moins l’impression que j’ai!

J’ai dû prendre une pause pour de mini ennuis de santé, j’avais quelques inconforts quand je courais. J’ai repris sérieusement l’entrainement depuis une dizaine de jours et honnêtement, j’ai l’impression de repartir de zéro. Le souffle n’y est tellement pas!

J’avoue que ça me fâche un peu et que ça me déstabilise aussi. Ça me fâche, parce que je devenais bonne et je suis impatiente de revenir où j’étais rendue. Ça me déstabilise, parce que j’ai de projets, de nouveaux objectifs et je me rends compte que je dois les reporter quelque peu. Tout mon calendrier de courses officielles est changé! Ça me chagrine, mais je vais y aller une à la fois.

Il y a une chose qui n’a pas changé, c’est le plaisir que je prends à courir. C’est la seule façon pour moi d’être totalement et complètement dans l’instant présent. Je déconnecte de tout, ne réfléchissant qu’à bien poser mon pied, bien tenir mon dos, relaxer et respirer. Je prends aussi le temps de regarder autour de moi, d’admirer la nature qui m’entoure quand je suis dehors. Mais surtout, je garde le sourire.

Je reviens écrire bientôt!

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Courir… en vrac!

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Je flotte encore sur le nuage de ma participation au Disney Marathon Weekend et de la réalisation de mon demi-marathon, précédé de mon 5 km et mon 10 km… Tellement que je me suis retrouvée les pieds dans le vide et que ça m’a donné le vertige. Je ne savais plus trop comment reprendre bien dans mon entrainement et m’établir des objectifs.

Mais là, ça va mieux. Je me suis acheté le livre « Courir mieux » et je le trouve plus facile à comprendre que « Courir au bon rythme ». J’ai choisi un des programmes pour le 5 km en moins de 33 minutes et il semble me convenir. J’ai même réalisé des sprints à une vitesse que je n’aurais jamais cru atteindre! Bon, un virus m’a un peu affaibli, mais j’ai pu reprendre où j’avais laissé. Je ne ferai pas les quatre entrainements prévus, mais je crois être bonne pour trois. J’écoute mon corps, mais pas trop quand même.

Parlant d’objectifs… Mon principal objectif est maintenant d’améliorer ma vitesse et je me questionnais beaucoup à ce sujet. J’en ai parlé autour de moi, particulièrement auprès de mes amis coureurs, afin de trouver des pistes de solutions. Et je peux vous dire que celle-ci est simple… Et ce n’est pas moi qui l’ai trouvée, mais une amie coureuse (elle se spécialise en sentier et performe beaucoup). Je le vois encore, venir me voir dans mon bureau, la figure un peu contrite parce qu’elle ne voulait pas avoir l’air bête en me disant que tout ce qu’elle trouvait c’était de me dire de courir plus vite… Merci ma chère Kate, parce que tu as raison, pis ça marche! Bon, OK, je ne suis pas encore capable de courir des kilomètres à ce nouveau rythme, mais je fais des sprints du tonnerre. Et petit à petit, je vais y arriver. Faut que j’accepte d’affronter mes peurs et de lever ce blocage.

J’en ai un autre objectif, mais à plus long terme : un marathon! Je sais maintenant que j’ai l’endurance « mentale » pour être en mouvement durant 4 heures sans aucun problème. En ajouter une heure ne devrait pas être trop difficile. Sauf qu’au rythme où je cours présentement, j’en aurais pour 8 heures au moins!

Je réfléchis à ma saison estivale de compétitions. Bon, je vais aller au Défi Physio Extra, qui est presque dans ma cour arrière, sur mon terrain de jeux préféré. Ce fut ma première course officielle, j’aimerais bien voir où j’en suis en comparaison avec l’an dernier. J’ai aussi envie d’aller m’amuser avec des amies au « Color me rad » à Québec, sans attente, juste pour le plaisir. Et puis, il y a la course gourmande à Mirabel, le demi-marathon du bois de Belle-Rivière qui me tente, probablement le 10 km. J’irai peut-être aussi m’amuser à la Candy Course.

Ma plus grosse réflexion porte sur l’idée de refaire dès maintenant un demi-marathon. Un vrai de vrai, avec un temps « officiel ». J’irais vers le marathon du Ptit train du nord, qui est nouveau. Un parcours facile, presque toujours en descendant. J’y pense sérieusement. J’en ai parlé à mon amoureux, et il m’a répondu : c’est toi qui vois!

Et puis, il y a le sentier que j’aimerais essayer… Mais je vais me concentrer sur une chose à la fois!

J’ai hâte que le printemps arrive, le vrai. J’en envie de courir juste pour le plaisir, avec le chant des oiseaux dans mes oreilles. Courir sur du solide dans la TransTerrebonne. Ne pas avoir dix épaisseurs sur le dos, ne pas savoir comment s’habiller pour finalement avoir toujours trop chaud!

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48 ans!

gateau1C’est un gros chiffre 48, ça peut représenter beaucoup, mais ça peut être tout petit aussi… Je suppose que ça dépend de comment on le regarde et de l’importance qu’on lui donne.

Il m’achale un peu, parce que je n’ai pas l’impression, la sensation d’avoir 48 ans. Ce n’est pas ce que j’avais imaginé, en tous cas. Je ne me sens pas « vieille », je crois que je manque encore de maturité, je ne suis pas « raisonnable ». Mais moi, ça me va très bien d’avoir gardé mon cœur d’enfant et la sensibilité qui va avec! Je suis encore curieuse de tout et j’ai une avidité d’apprendre qui me surprend parfois.

Bon, j’avoue que l’âge laisse des traces sur mon corps. Les plis d’oreillers restent plus longtemps sur mon visage le matin. Des rides s’accentuent, de petites taches apparaissent tranquillement. J’ai pourtant de moins en moins envie de me maquiller; mascara et gloss suffisent à mon bonheur. Je comprends plus l’importance de la Loi de la gravité. Ce qui était mou l’est encore plus. Ça demande un peu plus de travail et d’effort pour solidifier ce qui peut l’être et faire disparaître le « trop » accumulé.

Pourtant, je ne l’ai jamais autant aimé et apprécié que maintenant ce corps vieillissant. Depuis plusieurs mois, il n’y a pas une journée où je ne l’ai pas remercié de me donner autant, de me permettre de réaliser de belles choses même si je l’ai quelque peu négligé au cours des dernières années. La course a beaucoup à voir avec la mécanique du corps, du cœur et de la tête. Je prends l’engagement de lui montrer ma reconnaissance en prenant plus soin de lui, de mieux le nourrir, de le chouchouter, car après tout, il mérite ce qu’il y a de mieux!

D’un autre côté, je l’aime bien ce 48!

Le meilleur de vieillir, c’est dans la tête, je crois… Je sais qui je suis, ce que je vaux. Je sais ce que je veux, mais surtout, ce que je ne veux pas. L’anxiété, toxique, a presque totalement disparu, mais l’adrénaline non. Ça me permet d’avancer, j’aime être « challenger ». Oui, je me remets souvent en question, mais je crois que c’est sain de le faire. Je ne suis pas parfaite et je n’aspire pas à le devenir.

J’ai le privilège d’être dans une situation qui me permet de réaliser des rêves et d’en cultiver. Je suis bien consciente que je ne les réaliserai pas tous. Mais en avoir et travailler à les réaliser me permet d’avancer.

Avoir 48 ans, c’est aussi avoir le cœur en paix. Est-ce que j’ai des regrets? Bien sûr! Des remords aussi, des j’aurais donc dû! Mais pas tant. Rien qui m’empêche de dormir.

J’ai le cœur amoureux aussi… C’est un privilège que de vieillir avec l’homme que j’aime depuis bientôt 29 ans. J’ai pourtant l’impression que c’était hier… Tout est meilleur avec lui, tout est plus beau. Et notre fils en est la plus belle preuve! Cet enfant, ce jeune homme maintenant, est notre plus grande et plus belle réussite!

J’ai aussi la chance d’être bien entourée, par ma famille proche, ma famille élargie et ma famille de cœur aussi. J’ai une communauté tissée serrée, avec qui partager les hauts et les bas du quotidien.

Vieillir, c’est un privilège qui n’est pas donné à tous. Avoir la santé non plus. Apprécier ce que l’on a, en être reconnaissante, ça aide à atténuer les côtés négatifs de vieillir…

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Courir au Disney Marathon Weekend

ididitLa décision, MA décision de courir au Disney Marathon Weekend en Floride a été une surprise pour plusieurs, m’incluant. 5, 10 et 21.1 km en trois jours. Plusieurs ont douté de ma réussite, parfois moi aussi… au début du moins. Parce qu’au début, je me disais que l’important serait d’être sur la ligne de départ du demi-marathon et de tout donner pour arriver à la ligne d’arrivée. Pendant près de 8 mois, je me suis entrainée avec sérieux. J’ai suivi un programme proposé par Run Disney, préparé spécifiquement par Jeff Galloway pour ce type de courses (10 et 21.2 deux jours collés). J’ai aussi décidé de suivre la méthode run/walk/run proposée par ce même entraineur. J’ai participé à quatre événements « officiels », deux de 5 km et deux de 10 km. Dès le début, j’ai décidé de travailler mon endurance avant la vitesse. Passer de limace à tortue sera mon objectif 2017.

Janvier 2017 est arrivé très vite, j’ai même pensé trop vite à un moment donné. Parce que j’ai réalisé qu’échouer n’était plus une option, que je le prendrais très mal si je ne terminais pas mon demi-marathon, soit parce que pas assez vite ou parce que physiquement, mon corps, si généreux jusque-là, ne tiendrait pas le coup.

C’est avec beaucoup de fébrilité que j’ai atterri, avec ma famille, en Floride le premier janvier. Plus aucun stress, juste de l’excitation et du gros bonheur. Le gros de l’entraînement étant terminé, j’ai eu l’occasion de me dégourdir les jambes à deux reprises avant le début de l’événement. J’en ai profité pour redécouvrir le plaisir de courir sans musique, sans bib-bib pour les intervalles.

Le 4 janvier, tout l’après-midi fut consacré à la récupération des dossards et à la visite de l’exposition. J’ai trouvé le processus long et ardu. Mon fils de 21 ans, que j’ai inscrits au 5 km avec moi, s’est dépêché de rejoindre son père dès que ce fut possible. J’ai croisé des amis à l’Expo et j’ai fait quelques achats, même si je fus très raisonnable… de mon point de vue du moins! On se couche tôt, le départ en autobus se fait au petit matin…

Parlant de dossards… Aux courses Disney, les coureurs sont assignés à des « corrals » de départ, selon les temps officiels fournis quelques mois avant l’événement. De A à F pour le 5 et le 10 km, de A à P pour le demi-marathon. Faut croire que Disney a vu en moi quelque chose que je n’ai pas vu encore… Pour le 5 et le 10, j’étais dans le corral A, avec les vrais de vrais! Pour le demi, dans un corral plus réaliste, le L. J’étais très heureuse de celui-ci, car ça me donnait du jeu pour le terminer dans le temps prescrit.

Le 5 km

À 4 h du matin, nous sommes dans l’autobus, fiston et moi avec une amie et sa famille, direction Epcot. Nous avons rendez-vous avec une autre amie et son gentil « méri » à la tente de dépôt de nos sacs. Après quelques photos et de derniers conseils, chacun se dirige vers son corral respectif. Comme mon fils est dans le B, je peux me joindre à lui pour attendre le départ. Tout est festif à Disney et rien n’est fait comme ailleurs. Cette première course fut à cette image. Du pur bonheur! Il était prévu que fiston m’accompagne tout le long. Mais à le voir se retenir, m’attendre, revenir sur ces pas, j’ai décidé de le laisser aller à son rythme. Il a mis 26 minutes à franchir la ligne d’arrivée, je l’ai rejoint 15 à 20 minutes plus tard. Je n’ai pas pris le temps de me faire photographier avec les personnages, mais j’ai savouré chaque minute. Epcot au petit matin, c’est vraiment magnifique, l’ambiance de course est unique et les coureurs sont festifs.

C’est avec fierté que je reçois ma première médaille. On nous remet eau et Powerade, à volonté, suivi de la prise de photo « officielle ». Vient ensuite une boîte à lunch avec une banane. Je rejoins mon fils au Chek Bags, me débarbouille un peu et hop dans l’autobus! Nous sommes de retour à notre chambre à 7 h 30! Une douche et un petit-déjeuner plus tard, on va faire un tour à Animal Kingdom. Même si nous soupons tôt, je suis épuisée quand je retourne à la chambre. Nous avons fait 19 km selon ma Fitbit…

Je prépare mes choses pour demain matin et je me couche…

10 km

C’est seule que je pars rejoindre des amis de course pour le 10 km, toujours à Epcot. De la jasette en masse et une photo plus tard, on rejoint nos corrals. Je suis bien, physiquement et mentalement, même s’il est à peine 5 h 30 du matin pour le départ. J’y vais doucement, en savourant le moment. Je n’arrête pas de penser au demi-marathon de demain, anticipant le plaisir de courir à la fois dans Epcot et dans Magic Kingdom. Je prends le temps de faire quelques photos et même une vidéo en direct. En traversant les différents points de contrôles, je réalise que je suis très stable dans ma vitesse, malgré les quelques arrêts, dont un impossible à reporter! Je m’hydrate bien, je prends une nutrition à mi-course (j’ai peu mangé avant de partir), je n’ai aucune douleur ni raideur. C’est avec beaucoup de fierté que je passe la ligne d’arrivée. Mon deuxième meilleur temps, moi qui devait prendre ça mollo en prévision du demi de demain. Je me sens en pleine possession de mes moyens et confiante pour demain.

Au programme aujourd’hui : piscine et repos! Mes hommes partent seuls à Hollywood Studio et moi je rejoins mon amie Line pour faire le bacon au soleil et relaxer. Nous savions que de la pluie s’annonçait pour la journée du demi, mais pas les orages. Ça nous stressait un peu de recevoir des messages de Disney qui nous disait surveiller la météo de près, mais sans plus….

 

L’histoire du demi-marathon

C’est vers l’heure du souper que Disney parle de la possibilité d’annuler l’événement. Des orages violents accompagnés de tonnerre sont prévus, de 1 h du matin à 8 h. Je commence à vraiment stresser, sans trop y croire. Au restaurant, je croise mon amie Marie-Claude qui me confirme que si l’événement est annulé, elle courra quand même son 21.1 km sur la piste de son hôtel. Elle m’invite à me joindre à elle. Je promets d’y réfléchir…

J’apprends la confirmation de l’annulation juste avant d’embarquer dans la navette qui nous ramène à l’hôtel et je retiens à grand-peine mes sanglots. Je voyais mon rêve s’effondrer! Je voulais tellement courir mon premier demi à Disney, traverser Epcot et Magic Kingdom avec d’autres coureurs. L’objectif de mon voyage n’est plus, moi qui me suis entrainée si fort pour le réaliser…

Avant de retourner au lit, Marie-Claude réitère son invitation à les rejoindre au Bordwalk, en me rappelant que quand la vie te donne des citrons, suffit d’en faire de la limonade.

Quand je me suis réveillée, ma première pensée a été que moi, ben j’adore ça la limonade. Il est hors de question pour moi d’accepter une médaille que je n’aurais pas méritée! Je mange et je me prépare, dossard inclus. Il pleut dehors, et c’est un peu frisquet. Mon amie Line m’informe qu’elle a décidé de courir sur la piste de notre hôtel (1,2 km). Je décide de me rendre quand même au Bordwalk (4,2 km), parce que j’ai peur que ce soit trop tentant d’abandonner si je passe 17 fois devant ma porte de chambre.

Quelle surprise de constater que c’est plus de cent coureurs qui se sont donnés R-V pour courir leur demi!!!

Le départ a été difficile. Je ressentais une brulure incroyable sur le devant de la jambe, durant une bonne partie du premier tour, sur les 5 nécessaires pour atteindre mon objectif. Mais j’avais confiance que ça se replacerait, et ce fut heureusement le cas. J’ai eu le bonheur de croiser quelques fois mon amie Marie-Claude qui m’encourageait à chaque fois.

J’ai de la difficulté à exprimer ce que j’ai ressenti lors de cette course. Non, ce ne fut pas facile, avec la pluie parfois forte, les quelques bourrasques de vent. Mais je ne m’attendais pas à ce que ce le fût.

Sauf que… l’esprit de communauté fut incroyable. Malgré mon chagrin de ne pas avoir fait un demi « officiel », je suis heureuse d’avoir pris part à cet événement magique. C’est vraiment le mot à employer… Les mots, les gestes de support des coureurs m’ont beaucoup touché. Des gens nous encourageaient, nous apportaient de l’eau et du ravitaillement. Deux jeunes filles, déjà là à mon arrivée, étaient encore là quand j’ai terminé, 3 h 30 plus tard. Parce que oui, ça m’a pris un long 3 h 30 pour faire mes 5 tours, avec des intervalles de 1 minute marche/course. Je n’ai pas arrêté, sauf pour les pauses pipi. Le dernier tour, j’ai mis un écouteur pour écouter un livre audio. Je n’arrivais plus à rester dans ma bulle, à me concentrer sur ce que je faisais. J’avais une sensation de brûlure dans le dos, c’était très douloureux. Mais je me sentais bien. Oui mes jambes étaient un peu fatiguées, mais rien comme j’avais déjà ressenti.

Mon amie Marie-Claude a eu la gentillesse d’être là, devant son hôtel, à m’attendre pour les deux derniers tours. C’est elle qui a accueilli mes larmes de bonheur d’avoir réussi. Elle et son amoureux m’avaient apporté des serviettes pour que je puisse m’éponger un peu et ils m’ont même raccompagné à mon hôtel. Le fait qu’ils soient là pour m’attendre m’a beaucoup touché.

Je suis surprise de voir combien j’ai été peu « maganée » par mon demi. Bon, j’étais un peu lente dans mes promenades pour les deux derniers jours de parcs. Des raideurs dans les cuisses et le fessier. C’était plus difficile quand je restais trop longtemps sans bouger. J’avais tellement souffert après mon premier 10 km! Je suppose que ma préparation a été bonne, que je me suis bien hydratée. Ma seule blessure fut celle causée dans mon dos par mon soutien-gorge de course. Je suppose que la sueur, mêlée à la pluie en fut la cause. J’ai une plaie de plusieurs centimètres qui commence à peine à guérir.

En conclusion :

Même si je suis encore déçue de ne pas avoir eu un demi-marathon « officiel », je vous assure que c’est avec fierté que je porte ma médaille. Personne ne pourra me dire que je ne l’ai pas méritée! Et une chose est bien certaine : ça ne sera pas mon dernier demi-marathon! Je ne sais pas où ni quand, mais c’est un rendez-vous!

 

P.S. Et non, je n’ai plus le syndrome de l’imposteur. Une chose est certaine, après avoir fait 5, 10 et 21.1 km trois jours collés, même si ce fut à la vitesse d’une limace, je n’ai plus rien à prouver à personne. Je sais que je fais partie de la grande communauté des coureurs.

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Ça sera difficile…

15km

Mais je vais y arriver. Je le sais maintenant.

Ai-je vraiment cru que ça me serait facile de courir un demi-marathon? Non. Mais je n’arrivais pas à le « sizer », à le ressentir. Depuis mars, je travaille très fort à mon objectif, avec son lot d’espoir et de déconvenues. Avant-hier, je croyais cet objectif possible… Mais hier je l’ai ressenti dans mes tripes, dans mes jambes, dans mon cœur. Autant hier, j’ai dû me forcer pour aller courir, autant j’ai dû me forcer à arrêter quand j’ai atteint mon 15 km. Même si je n’avais plus d’énergie, même si j’avais une petite tension sur le côté du genou. Mon cerveau me disait : juste 6 km encore, seulement 17 petits tours de piste, juste pour voir… Mais j’ai été sage… Ça va venir de toute façon, dans 6 semaines. C’est prévu dans mon programme.

Je n’ai plus peur. Toute la tension qui pouvait m’habiter est partie. Il n’y a que l’adrénaline et la fébrilité qui m’habitent. J’ai des papillons dans l’estomac. Mais de doux papillons.

Je sais que j’ai encore beaucoup de travail à accomplir et que je dois faire très attention à ne pas me blesser. Je dois prendre soin de mon corps, le chouchouter pour le remercier de tout ce qu’il me donne. Je dois aussi prendre soin de ma tête pour qu’elle aussi soit prête à entreprendre cette traversée qui, dans mon cas, prendra plus de 3 heures.

J’ai encore de la misère à réaliser que d’où je suis partie, j’en suis maintenant là, tout près de la ligne d’arrivée. C’est incroyable le chemin parcouru, au propre comme au figuré. Je ne sais de quoi sera fait le « après », mais je peux vous dire que le « maintenant » est fantastique.

Merci à mes anges gardiens, à mes « princesses badass» sans qui je n’y aurais jamais crû. Vous avez travaillé fort à consolider les fondations. C’est à moi maintenant de bâtir là-dessus.

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Le syndrome de l’imposteur…

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C’est quoi être un « vrai coureur »? Quand ça fait plus de 6 mois? Un an? Quand on descend en bas des sept minutes le kilomètre? Ou encore quand on fait un minimum de kilomètre par semaine ou par mois? Je ne sais pas!

Je suis atteinte du syndrome de l’imposteur. J’ai de la misère à me considérer comme « une vraie », à faire « partie de la gang ». Quand je participe à un événement de course organisé, j’ai l’impression d’y être en touriste.

Il est certain que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, surtout du côté nutrition de la course, le avant, pendant et après. À chacune de mes sorties, officielle ou non, j’analyse mes performances en les entrant dans mon journal. Quand ça va un peu moins bien, je pense à ce que j’ai ingurgité la veille (alcool, sucre, eau) et je prends des notes.

D’un autre côté, j’ai pris des actions concrètes pour m’améliorer : j’ai fait analyser ma technique de course et j’ai apporté plusieurs changements à ce niveau, je suis des programmes faits par des professionnels, je consulte des sites Web spécialisés et des blogues dédiés à la course. Je questionne mes mentors. Je m’entraîne avec sérieux, constance, mais surtout avec plaisir, plusieurs fois par semaine.

Les trois fois où j’ai participé à des événements organisés, j’en suis ressortie avec la satisfaction d’avoir donné tout ce que je pouvais à ce moment-là. J’ai fait la même chose pour les courses virtuelles où je m’étais inscrite. Je retire beaucoup de fierté quand je contemple mes médailles. Je flotte sur un nuage pendant plusieurs jours.

N’empêche, quand je pense à la course, je me sens comme la jeune ado qui rentre en première année dans une nouvelle école secondaire!

Alors, quand des gens m’écrivent pour me dire qu’ils me trouvent inspirante, que je leur redonne le goût de l’entrainement et du dépassement, ça me scie les jambes, littéralement! C’est toujours une énorme surprise pour moi, et en même temps, ça me touche profondément!

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Et un autre 10 km de fait!

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Ouf! J’ai manqué de temps au cours des dernières semaines pour venir écrire. Ce ne sont pourtant pas les sujets qui manquent!

C’est quand même un drôle de paradoxe : je suis tellement occupée au travail que je crie au manque de temps pour ma famille et mes amis, et d’un autre côté je suis chamboulée de n’avoir que trois entrainements par semaine, avec mon nouveau programme, au lieu des cinq habituels de la dernière année.

Quand je me suis inscrite, il y a longtemps, à la course du Demi du Bois de Belle-Rivière, ça devait être ma seule course officielle. Juste pour voir ce que c’était de participer à une course, d’avoir d’autres coureurs autour de soi qui donnent tout ce qu’ils ont pour réussir! Et je ne parle pas seulement d’avoir un podium. Je fais allusion à la satisfaction personnelle de tout donner pour franchir la ligne d’arrivée. Finalement, ce fut ma troisième sur quatre.

Ce lundi 10 octobre, impossible de rêver meilleure température. Un peu frisquet le matin, mais idéal pour la course. Le soleil était bon, la luminosité et le parcours, plus que parfait! J’aime vraiment beaucoup courir dans ce type de parcours « semi-trail ».

En passant, félicitations à l’organisation des Courses gourmandes. Tout a été parfait, du début à la fin! L’ambiance était festive et conviviale.

Je manquais de « oumph » quand j’ai quitté la maison le matin de la course. Je m’étais pourtant couchée tôt la veille et j’avais assez bien dormi. Mais je ne la sentais pas. Initialement, je devais courir un 5 km, mais comme mon entraînement demandait un 10 km, j’ai fait le changement sur place. J’ai eu le plaisir d’y croiser des gens que j’admire. Certains que je connais déjà, d’autres seulement via Facebook et blogues. Comment ne pas être dynamisée par cette belle énergie et ces beaux sourires!

Mon plan de match était facile : je devais courir cette course comme je ferai mon demi-marathon, avec la méthode de Jeff Galloway (Run Disney) : Run, Walk, Run. J’ai parti mon application pour le 1 minute/course, 1 minute/marche, mais avec seulement un écouteur dans l’oreille. Faut rester à l’affut de ce qui se passe autour de nous!

Je dirais que le départ a été plus stressant que le premier 10 km, parce que je savais ce qui s’en venait. Encore cette fois-ci, j’ai trouvé plus difficile la section du 3e au 5e km et plus facile à partir du 8e. Quand j’ai vu le 8/10 apparaître, j’ai pensé : c’est comme allé à l’épicerie à pied, sans avoir besoin d’en revenir!

Honnêtement, j’ai pris plaisir à cette course, même si mon temps a été moins bon que le premier. Physiquement, cette course a été plus facile. Aucune douleur aux genoux ni au nerf sciatique. Deux ampoules. J’ai réalisé que mes jambes auraient été bonnes encore, mais j’ai manqué d’énergie en cours de route. Il faut que je revoie comment je m’alimente en amont et que je prévois un petit quelque chose durant la course.

Oui, j’ai quelques courbatures ce matin, de petites raideurs aux cuisses, une petite sensation dans le genou, mais ce n’est tellement rien! Avec le nouvel entrainement, j’ai parfois l’impression de reculer, mais me sentir si bien me fait réaliser que je dois continuer sur cette voie.

Même si j’ai terminé 199e sur 203, je suis fière de moi, de ce que j’arrive à faire en y mettant l’effort. Je suis encore épatée par ce que mon corps arrive à me donner.

Merci à mes amies coureuses d’autant m’inspirer et m’encourager. Marie-Claude, Valérie et toutes les autres, vous êtes juste WOW!

Et un merci spécial à mon amoureux qui m’accompagne m’encourage et me soutient dans mes projets un peu fous…

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