Ça sera difficile…

15km

Mais je vais y arriver. Je le sais maintenant.

Ai-je vraiment cru que ça me serait facile de courir un demi-marathon? Non. Mais je n’arrivais pas à le « sizer », à le ressentir. Depuis mars, je travaille très fort à mon objectif, avec son lot d’espoir et de déconvenues. Avant-hier, je croyais cet objectif possible… Mais hier je l’ai ressenti dans mes tripes, dans mes jambes, dans mon cœur. Autant hier, j’ai dû me forcer pour aller courir, autant j’ai dû me forcer à arrêter quand j’ai atteint mon 15 km. Même si je n’avais plus d’énergie, même si j’avais une petite tension sur le côté du genou. Mon cerveau me disait : juste 6 km encore, seulement 17 petits tours de piste, juste pour voir… Mais j’ai été sage… Ça va venir de toute façon, dans 6 semaines. C’est prévu dans mon programme.

Je n’ai plus peur. Toute la tension qui pouvait m’habiter est partie. Il n’y a que l’adrénaline et la fébrilité qui m’habitent. J’ai des papillons dans l’estomac. Mais de doux papillons.

Je sais que j’ai encore beaucoup de travail à accomplir et que je dois faire très attention à ne pas me blesser. Je dois prendre soin de mon corps, le chouchouter pour le remercier de tout ce qu’il me donne. Je dois aussi prendre soin de ma tête pour qu’elle aussi soit prête à entreprendre cette traversée qui, dans mon cas, prendra plus de 3 heures.

J’ai encore de la misère à réaliser que d’où je suis partie, j’en suis maintenant là, tout près de la ligne d’arrivée. C’est incroyable le chemin parcouru, au propre comme au figuré. Je ne sais de quoi sera fait le « après », mais je peux vous dire que le « maintenant » est fantastique.

Merci à mes anges gardiens, à mes « princesses badass» sans qui je n’y aurais jamais crû. Vous avez travaillé fort à consolider les fondations. C’est à moi maintenant de bâtir là-dessus.

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Le syndrome de l’imposteur…

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C’est quoi être un « vrai coureur »? Quand ça fait plus de 6 mois? Un an? Quand on descend en bas des sept minutes le kilomètre? Ou encore quand on fait un minimum de kilomètre par semaine ou par mois? Je ne sais pas!

Je suis atteinte du syndrome de l’imposteur. J’ai de la misère à me considérer comme « une vraie », à faire « partie de la gang ». Quand je participe à un événement de course organisé, j’ai l’impression d’y être en touriste.

Il est certain que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, surtout du côté nutrition de la course, le avant, pendant et après. À chacune de mes sorties, officielle ou non, j’analyse mes performances en les entrant dans mon journal. Quand ça va un peu moins bien, je pense à ce que j’ai ingurgité la veille (alcool, sucre, eau) et je prends des notes.

D’un autre côté, j’ai pris des actions concrètes pour m’améliorer : j’ai fait analyser ma technique de course et j’ai apporté plusieurs changements à ce niveau, je suis des programmes faits par des professionnels, je consulte des sites Web spécialisés et des blogues dédiés à la course. Je questionne mes mentors. Je m’entraîne avec sérieux, constance, mais surtout avec plaisir, plusieurs fois par semaine.

Les trois fois où j’ai participé à des événements organisés, j’en suis ressortie avec la satisfaction d’avoir donné tout ce que je pouvais à ce moment-là. J’ai fait la même chose pour les courses virtuelles où je m’étais inscrite. Je retire beaucoup de fierté quand je contemple mes médailles. Je flotte sur un nuage pendant plusieurs jours.

N’empêche, quand je pense à la course, je me sens comme la jeune ado qui rentre en première année dans une nouvelle école secondaire!

Alors, quand des gens m’écrivent pour me dire qu’ils me trouvent inspirante, que je leur redonne le goût de l’entrainement et du dépassement, ça me scie les jambes, littéralement! C’est toujours une énorme surprise pour moi, et en même temps, ça me touche profondément!

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Et un autre 10 km de fait!

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Ouf! J’ai manqué de temps au cours des dernières semaines pour venir écrire. Ce ne sont pourtant pas les sujets qui manquent!

C’est quand même un drôle de paradoxe : je suis tellement occupée au travail que je crie au manque de temps pour ma famille et mes amis, et d’un autre côté je suis chamboulée de n’avoir que trois entrainements par semaine, avec mon nouveau programme, au lieu des cinq habituels de la dernière année.

Quand je me suis inscrite, il y a longtemps, à la course du Demi du Bois de Belle-Rivière, ça devait être ma seule course officielle. Juste pour voir ce que c’était de participer à une course, d’avoir d’autres coureurs autour de soi qui donnent tout ce qu’ils ont pour réussir! Et je ne parle pas seulement d’avoir un podium. Je fais allusion à la satisfaction personnelle de tout donner pour franchir la ligne d’arrivée. Finalement, ce fut ma troisième sur quatre.

Ce lundi 10 octobre, impossible de rêver meilleure température. Un peu frisquet le matin, mais idéal pour la course. Le soleil était bon, la luminosité et le parcours, plus que parfait! J’aime vraiment beaucoup courir dans ce type de parcours « semi-trail ».

En passant, félicitations à l’organisation des Courses gourmandes. Tout a été parfait, du début à la fin! L’ambiance était festive et conviviale.

Je manquais de « oumph » quand j’ai quitté la maison le matin de la course. Je m’étais pourtant couchée tôt la veille et j’avais assez bien dormi. Mais je ne la sentais pas. Initialement, je devais courir un 5 km, mais comme mon entraînement demandait un 10 km, j’ai fait le changement sur place. J’ai eu le plaisir d’y croiser des gens que j’admire. Certains que je connais déjà, d’autres seulement via Facebook et blogues. Comment ne pas être dynamisée par cette belle énergie et ces beaux sourires!

Mon plan de match était facile : je devais courir cette course comme je ferai mon demi-marathon, avec la méthode de Jeff Galloway (Run Disney) : Run, Walk, Run. J’ai parti mon application pour le 1 minute/course, 1 minute/marche, mais avec seulement un écouteur dans l’oreille. Faut rester à l’affut de ce qui se passe autour de nous!

Je dirais que le départ a été plus stressant que le premier 10 km, parce que je savais ce qui s’en venait. Encore cette fois-ci, j’ai trouvé plus difficile la section du 3e au 5e km et plus facile à partir du 8e. Quand j’ai vu le 8/10 apparaître, j’ai pensé : c’est comme allé à l’épicerie à pied, sans avoir besoin d’en revenir!

Honnêtement, j’ai pris plaisir à cette course, même si mon temps a été moins bon que le premier. Physiquement, cette course a été plus facile. Aucune douleur aux genoux ni au nerf sciatique. Deux ampoules. J’ai réalisé que mes jambes auraient été bonnes encore, mais j’ai manqué d’énergie en cours de route. Il faut que je revoie comment je m’alimente en amont et que je prévois un petit quelque chose durant la course.

Oui, j’ai quelques courbatures ce matin, de petites raideurs aux cuisses, une petite sensation dans le genou, mais ce n’est tellement rien! Avec le nouvel entrainement, j’ai parfois l’impression de reculer, mais me sentir si bien me fait réaliser que je dois continuer sur cette voie.

Même si j’ai terminé 199e sur 203, je suis fière de moi, de ce que j’arrive à faire en y mettant l’effort. Je suis encore épatée par ce que mon corps arrive à me donner.

Merci à mes amies coureuses d’autant m’inspirer et m’encourager. Marie-Claude, Valérie et toutes les autres, vous êtes juste WOW!

Et un merci spécial à mon amoureux qui m’accompagne m’encourage et me soutient dans mes projets un peu fous…

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Musique ou pas?

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Est-ce que vous courrez avec de la musique? Moi oui, généralement…

Avoir de la musique dans mes oreilles me permet de mieux « déconnecter » de mon environnement, d’entrer dans ma bulle et de visualiser mes objectifs; d’avoir un entrainement plus efficace. J’ai cependant remarqué qu’automatiquement, mon pas suit le rythme de la musique et que je ralentis facilement sur une balade. J’ai fait quelques recherches et j’ai téléchargé une playlist de course avec un BMP de 143 à 148. Et ça fonctionne vraiment bien pour moi! Je cours à un rythme plus constant tout le long de mon entrainement. Je comptais là-dessus pour faire mon 10 km, et j’étais bien fâchée de voir l’étui de rangement de mes écouteurs vide…

Mais il m’arrive aussi de ne pas avoir envie de musique dans mes oreilles, de vouloir être seule dans ma tête. Courir juste pour le plaisir de courir, sans tenir compte de temps, de distance ou autres statistiques. Courir juste pour le plaisir de sentir le vent sur mon visage, apprécier le contact du sol sous mes pieds, ressentir le travail dans mes jambes et mon cœur qui bat.

Juste me sentir vivante… Ça, c’est du gros bonheur!

 

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Mon premier 10 km!

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Voilà, c’est fait, j’y ai même survécu. J’en ressens beaucoup de fierté… et un peu d’amertume.

J’ai pris le temps de décanter avant d’écrire ce billet car j’ai terminé cette course avec une grosse boule d’émotion au ventre. Ne vous trompez pas, je suis vraiment fière d’avoir réussi ce 10 km! Je flotte encore sur un nuage. Je sais où j’étais il y a un an et je vous assure que je ne me voyais pas courir 10 km. Ce n’était même pas un objectif!

Alors pourquoi cette déception? Parce que je m’étais basée sur mon 8 km pour me fixer un objectif. Un 8 km que j’ai trouvé « facile », sans marcher une seconde, en me disant que j’aurais pu pousser un peu plus. Je me voyais donc très bien le terminer en 1 h 20, et même en 1 h 15, si tout allait bien! Mon 1 h 31 me reste un peu en travers de la gorge. Surtout que j’ai passé le 5 km en dessous des 40 minutes.

J’étais vraiment prête pour cette course! J’ai fait tous mes entrainements avec rigueur, j’ai fait attention à mon sommeil, je n’ai pas pris d’alcool durant toute la semaine précédant la course et dans ma tête, je me voyais franchir la ligne d’arrivée avec bonheur!

Je me suis levée tôt, j’ai bien mangé, j’ai enfilé mes vêtements préparés la veille, je me suis assurée que j’avais tout ce dont je pourrais avoir besoin et go en direction du 30 km des rives de Boucherville.

Le site est beau, bien organisé; j’ai mon dossard en moins de cinq minutes, avec le sourire en plus, même s’il n’est pas encore 7 h. Pas évident de trouver la ligne de départ par exemple. Je finalise mes préparatifs et je suis un peu déçu de constater que mes écouteurs ne sont pas rangés dans leur étui. Je sais que je vais avoir besoin d’entrer dans ma bulle, de vider ma tête des doutes et questionnement. La musique m’aide beaucoup là-dessus.

Je ressens l’adrénaline du départ, c’est un beau « feeling »! Je me tiens à droite, pour ne pas nuire aux plus rapides et je pars, pleine de confiance… Trop rapidement je crois! Parce que, même si j’ai marché, j’étais bien en dessous de mon temps habituel pour les trois premiers kilomètres. Bizarrement, ce fut le 4e km le plus difficile, tant mentalement comme physiquement. Je me suis même demandé si je ne devrais pas arrêter… Mais comme je ne suis pas une lâcheuse, j’ai repris la course, avec le sourire en plus!

Durant mon parcours, j’ai eu de beaux encouragements par plusieurs coureurs et bénévoles, dont un qui m’a dit de belles paroles très motivantes lorsque je suis passée après la boucle du 5e km. Jusqu’au 7e km, je croyais encore atteindre mon objectif de temps. Ensuite, la fatigue, les ampoules au pied gauche (mes premières!) et une blessure à mon gros orteil du pied droit m’ont un peu sapé le moral et j’ai ralenti. J’ai alterné la course et la marche. Mais je vous garantis que c’est avec le sourire et avec fierté que j’ai traversé la ligne d’arrivée et reçu les félicitations et surtout, ma belle médaille!

Un gros merci à l’équipe médicale qui a soigné mes ampoules et m’a aidé à reprendre mon souffle… J’étais tellement heureuse et énervée que j’en aie eu le souffle coupé.

Ce premier 10 km a été ce qu’il devait être, une étape dans ma préparation, ma première expérience sur cette distance.

Il est certain que je me questionne du pourquoi tout à coup, je ne pouvais plus courir mes kilomètres sans marcher un peu. Je ne comprends vraiment pas… 5 km est rendus la base pour moi, et je fais facilement mon 8 km. Un grand mystère!

J’ai quand même appris plusieurs choses :

  • Quand ça fait deux mois que tu te demandes si tu ne devrais pas changer tes chaussures, que tu as des sensations ou des inconforts que tu n’avais pas avant… Arrête de niaiser, et vas-y!
  • Après une course, pas une bonne idée de s’assoir tout l’après-midi (en bâclant ses étirements) sous prétexte de reposer ses jambes. J’avoue, le livre était bon. Mais les courbatures le lendemain, ouch!!!
  • Le rouleau à pâtisserie ne sert pas qu’à faire des tartes… c’est aussi très efficace sur des quadriceps qui refusent de coopérer sans te faire payer le prix fort. Merci à mes amis coureurs de leurs précieux conseils.
  • Il y a un lien direct entre le doute qui s’insinue dans ta tête et les muscles de tes jambes.
  • Une excellente idée de prévoir un massage deux ou trois jours après ta course.
  • J’aime courir, vraiment. Même si ça fait mal, même si c’est difficile.

Après deux jours de repos, j’ai repris l’entrainement. Avec encore plus de sérieux et de motivation. Pas le temps de niaiser, j’ai un magnifique défi à relever en janvier!

Walt Disney World® Marathon Weekend, j’arrive!

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Tenez-vous un journal de course?

Moi oui, depuis janvier. Je ne me souviens plus sur quel site où c’était suggéré, mais l’idée, et les raisons me semblaient excellentes.

En fouillant sur le Web, j’ai trouvé quelques modèles, mais c’est en ouvrant l’application Number sur mon iPad que j’ai trouvé celui qui me convient le mieux. Il était juste là, parmi les différents documents suggérés.

Très simple, il répond parfaitement à mes besoins. J’y écris la date, la distance et la durée. La vitesse (pace) se calcule automatiquement. Dans la section note, j’ajoute la moyenne de mon bpm, le nombre de calories dépensées et mon impression générale. On trouve, dans le haut de la page, une compilation bien utile sur ma distance totale parcourue et la moyenne par entrainement, mon pace moyen avec en plus, le meilleur et le plus lent.

Tenir ce journal me permet de relativiser mes entrainements plus difficiles et de voir mes améliorations. C’est vraiment très motivant pour moi de suivre mon évolution, mois par mois, en tenant compte du programme en cours. Par exemple, septembre pourra sembler une régression car dès le 5 septembre, j’ai deux semaines d’entrainement post-10 km (donc minime) pour ensuite débuter le programme du demi-marathon avec trois semaines d’amorce. Il sera donc mon mois de référence pour suivre ma progression jusqu’à la réalisation de mon défi de janvier.

Comme mon objectif de 2017 est de travailler ma vitesse sur les 5 et 10 km, l’information cumulée en 2016 sera une excellente source de référence!

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Courir par intervalles

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Ah, les intervalles! Quel enfer et damnation pour moi. J’ai plus de facilité à courir 65 minutes en continu qu’un 30 minutes en 1’ rapide / 2’ lent. Dans mon programme, j’en fais deux fois par semaine. Le mardi, ce sont des intervalles courts (15’’/30’’ ou 1’/2’) et le jeudi, des intervalles longs (3’/2’ ou 5’/2’), pendant un temps donné.

Je vais être honnête avec vous, la plupart du temps, je n’y arrive pas! Je finis par en faire une partie en course/marche. Je travaille pourtant très fort! Je sors de ces entrainements épuisée, et souvent marabout, parfois découragée, doutant même être faite pour la course. Je me présente pourtant à mon entrainement pleine de bonnes intentions! Parce que, voyez-vous, j’ai réalisé que ça fonctionne les intervalles. Je m’améliore vraiment depuis que j’en ai dans mon programme. Une personne plus aguerrie que moi en course à pied pourrait vous expliquer le pourquoi du comment. Peut-être est-ce dans ma tête (un autre billet en rédaction!), mais depuis, mon « pace » s’améliore.

Il y a deux semaines, j’ai eu un entrainement difficile, où j’ai failli abandonner parce que tout allait de travers. Mais j’ai persisté, même si j’ai fait mon pire temps depuis des semaines. Le lendemain, j’ai couru relax, juste pour me réconcilier avec le plaisir de courir. Quand je me suis présentée pour le deuxième entrainement par intervalles de la semaine, je me suis parlé : « C’est un demi-marathon que je me prépare à courir, je n’ai jamais pensé que ça serait facile de m’entrainer pour ça. Et je vais laisser un chronomètre me démoraliser? No way ma grande! Vas-y, étape par étape! »

Et c’est ce que j’ai fait : sept beaux intervalles de 5’/2’ pour 50 minutes. Et j’ai réussi, sans fléchir. Et je n’ai pas seulement réussi, j’ai couru mon meilleur temps depuis que j’ai dépassé les 30 minutes de course. J’étais vraiment fière de moi!

J’ai justement un entrainement par intervalles ce soir, en préparation de mon premier 10 km dimanche. On va s’amuser!

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