Musique ou pas?

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Est-ce que vous courrez avec de la musique? Moi oui, généralement…

Avoir de la musique dans mes oreilles me permet de mieux « déconnecter » de mon environnement, d’entrer dans ma bulle et de visualiser mes objectifs; d’avoir un entrainement plus efficace. J’ai cependant remarqué qu’automatiquement, mon pas suit le rythme de la musique et que je ralentis facilement sur une balade. J’ai fait quelques recherches et j’ai téléchargé une playlist de course avec un BMP de 143 à 148. Et ça fonctionne vraiment bien pour moi! Je cours à un rythme plus constant tout le long de mon entrainement. Je comptais là-dessus pour faire mon 10 km, et j’étais bien fâchée de voir l’étui de rangement de mes écouteurs vide…

Mais il m’arrive aussi de ne pas avoir envie de musique dans mes oreilles, de vouloir être seule dans ma tête. Courir juste pour le plaisir de courir, sans tenir compte de temps, de distance ou autres statistiques. Courir juste pour le plaisir de sentir le vent sur mon visage, apprécier le contact du sol sous mes pieds, ressentir le travail dans mes jambes et mon cœur qui bat.

Juste me sentir vivante… Ça, c’est du gros bonheur!

 

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Mon premier 10 km!

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Voilà, c’est fait, j’y ai même survécu. J’en ressens beaucoup de fierté… et un peu d’amertume.

J’ai pris le temps de décanter avant d’écrire ce billet car j’ai terminé cette course avec une grosse boule d’émotion au ventre. Ne vous trompez pas, je suis vraiment fière d’avoir réussi ce 10 km! Je flotte encore sur un nuage. Je sais où j’étais il y a un an et je vous assure que je ne me voyais pas courir 10 km. Ce n’était même pas un objectif!

Alors pourquoi cette déception? Parce que je m’étais basée sur mon 8 km pour me fixer un objectif. Un 8 km que j’ai trouvé « facile », sans marcher une seconde, en me disant que j’aurais pu pousser un peu plus. Je me voyais donc très bien le terminer en 1 h 20, et même en 1 h 15, si tout allait bien! Mon 1 h 31 me reste un peu en travers de la gorge. Surtout que j’ai passé le 5 km en dessous des 40 minutes.

J’étais vraiment prête pour cette course! J’ai fait tous mes entrainements avec rigueur, j’ai fait attention à mon sommeil, je n’ai pas pris d’alcool durant toute la semaine précédant la course et dans ma tête, je me voyais franchir la ligne d’arrivée avec bonheur!

Je me suis levée tôt, j’ai bien mangé, j’ai enfilé mes vêtements préparés la veille, je me suis assurée que j’avais tout ce dont je pourrais avoir besoin et go en direction du 30 km des rives de Boucherville.

Le site est beau, bien organisé; j’ai mon dossard en moins de cinq minutes, avec le sourire en plus, même s’il n’est pas encore 7 h. Pas évident de trouver la ligne de départ par exemple. Je finalise mes préparatifs et je suis un peu déçu de constater que mes écouteurs ne sont pas rangés dans leur étui. Je sais que je vais avoir besoin d’entrer dans ma bulle, de vider ma tête des doutes et questionnement. La musique m’aide beaucoup là-dessus.

Je ressens l’adrénaline du départ, c’est un beau « feeling »! Je me tiens à droite, pour ne pas nuire aux plus rapides et je pars, pleine de confiance… Trop rapidement je crois! Parce que, même si j’ai marché, j’étais bien en dessous de mon temps habituel pour les trois premiers kilomètres. Bizarrement, ce fut le 4e km le plus difficile, tant mentalement comme physiquement. Je me suis même demandé si je ne devrais pas arrêter… Mais comme je ne suis pas une lâcheuse, j’ai repris la course, avec le sourire en plus!

Durant mon parcours, j’ai eu de beaux encouragements par plusieurs coureurs et bénévoles, dont un qui m’a dit de belles paroles très motivantes lorsque je suis passée après la boucle du 5e km. Jusqu’au 7e km, je croyais encore atteindre mon objectif de temps. Ensuite, la fatigue, les ampoules au pied gauche (mes premières!) et une blessure à mon gros orteil du pied droit m’ont un peu sapé le moral et j’ai ralenti. J’ai alterné la course et la marche. Mais je vous garantis que c’est avec le sourire et avec fierté que j’ai traversé la ligne d’arrivée et reçu les félicitations et surtout, ma belle médaille!

Un gros merci à l’équipe médicale qui a soigné mes ampoules et m’a aidé à reprendre mon souffle… J’étais tellement heureuse et énervée que j’en aie eu le souffle coupé.

Ce premier 10 km a été ce qu’il devait être, une étape dans ma préparation, ma première expérience sur cette distance.

Il est certain que je me questionne du pourquoi tout à coup, je ne pouvais plus courir mes kilomètres sans marcher un peu. Je ne comprends vraiment pas… 5 km est rendus la base pour moi, et je fais facilement mon 8 km. Un grand mystère!

J’ai quand même appris plusieurs choses :

  • Quand ça fait deux mois que tu te demandes si tu ne devrais pas changer tes chaussures, que tu as des sensations ou des inconforts que tu n’avais pas avant… Arrête de niaiser, et vas-y!
  • Après une course, pas une bonne idée de s’assoir tout l’après-midi (en bâclant ses étirements) sous prétexte de reposer ses jambes. J’avoue, le livre était bon. Mais les courbatures le lendemain, ouch!!!
  • Le rouleau à pâtisserie ne sert pas qu’à faire des tartes… c’est aussi très efficace sur des quadriceps qui refusent de coopérer sans te faire payer le prix fort. Merci à mes amis coureurs de leurs précieux conseils.
  • Il y a un lien direct entre le doute qui s’insinue dans ta tête et les muscles de tes jambes.
  • Une excellente idée de prévoir un massage deux ou trois jours après ta course.
  • J’aime courir, vraiment. Même si ça fait mal, même si c’est difficile.

Après deux jours de repos, j’ai repris l’entrainement. Avec encore plus de sérieux et de motivation. Pas le temps de niaiser, j’ai un magnifique défi à relever en janvier!

Walt Disney World® Marathon Weekend, j’arrive!

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Tenez-vous un journal de course?

Moi oui, depuis janvier. Je ne me souviens plus sur quel site où c’était suggéré, mais l’idée, et les raisons me semblaient excellentes.

En fouillant sur le Web, j’ai trouvé quelques modèles, mais c’est en ouvrant l’application Number sur mon iPad que j’ai trouvé celui qui me convient le mieux. Il était juste là, parmi les différents documents suggérés.

Très simple, il répond parfaitement à mes besoins. J’y écris la date, la distance et la durée. La vitesse (pace) se calcule automatiquement. Dans la section note, j’ajoute la moyenne de mon bpm, le nombre de calories dépensées et mon impression générale. On trouve, dans le haut de la page, une compilation bien utile sur ma distance totale parcourue et la moyenne par entrainement, mon pace moyen avec en plus, le meilleur et le plus lent.

Tenir ce journal me permet de relativiser mes entrainements plus difficiles et de voir mes améliorations. C’est vraiment très motivant pour moi de suivre mon évolution, mois par mois, en tenant compte du programme en cours. Par exemple, septembre pourra sembler une régression car dès le 5 septembre, j’ai deux semaines d’entrainement post-10 km (donc minime) pour ensuite débuter le programme du demi-marathon avec trois semaines d’amorce. Il sera donc mon mois de référence pour suivre ma progression jusqu’à la réalisation de mon défi de janvier.

Comme mon objectif de 2017 est de travailler ma vitesse sur les 5 et 10 km, l’information cumulée en 2016 sera une excellente source de référence!

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Courir par intervalles

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Ah, les intervalles! Quel enfer et damnation pour moi. J’ai plus de facilité à courir 65 minutes en continu qu’un 30 minutes en 1’ rapide / 2’ lent. Dans mon programme, j’en fais deux fois par semaine. Le mardi, ce sont des intervalles courts (15’’/30’’ ou 1’/2’) et le jeudi, des intervalles longs (3’/2’ ou 5’/2’), pendant un temps donné.

Je vais être honnête avec vous, la plupart du temps, je n’y arrive pas! Je finis par en faire une partie en course/marche. Je travaille pourtant très fort! Je sors de ces entrainements épuisée, et souvent marabout, parfois découragée, doutant même être faite pour la course. Je me présente pourtant à mon entrainement pleine de bonnes intentions! Parce que, voyez-vous, j’ai réalisé que ça fonctionne les intervalles. Je m’améliore vraiment depuis que j’en ai dans mon programme. Une personne plus aguerrie que moi en course à pied pourrait vous expliquer le pourquoi du comment. Peut-être est-ce dans ma tête (un autre billet en rédaction!), mais depuis, mon « pace » s’améliore.

Il y a deux semaines, j’ai eu un entrainement difficile, où j’ai failli abandonner parce que tout allait de travers. Mais j’ai persisté, même si j’ai fait mon pire temps depuis des semaines. Le lendemain, j’ai couru relax, juste pour me réconcilier avec le plaisir de courir. Quand je me suis présentée pour le deuxième entrainement par intervalles de la semaine, je me suis parlé : « C’est un demi-marathon que je me prépare à courir, je n’ai jamais pensé que ça serait facile de m’entrainer pour ça. Et je vais laisser un chronomètre me démoraliser? No way ma grande! Vas-y, étape par étape! »

Et c’est ce que j’ai fait : sept beaux intervalles de 5’/2’ pour 50 minutes. Et j’ai réussi, sans fléchir. Et je n’ai pas seulement réussi, j’ai couru mon meilleur temps depuis que j’ai dépassé les 30 minutes de course. J’étais vraiment fière de moi!

J’ai justement un entrainement par intervalles ce soir, en préparation de mon premier 10 km dimanche. On va s’amuser!

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Mon défi!

En fait, je ne sais pas trop par quoi commencer. J’ai l’impression que peu importe l’angle, ce texte sera (trop!) long.

Quand j’ai commencé à courir, je l’ai fait uniquement dans un objectif de remise en forme. 5 km, 10 km, demi-marathon : trop abstrait pour moi, je n’y pensais même pas! Je ne savais pas que courir me donnerait autant de bien-être et de plaisir. Moi qui pense toujours trop, qui questionne tout, qui planifie des années d’avance, j’arrive à me vider l’esprit, à ne me concentrer que sur ma respiration, ma posture, ma façon de poser le pied.

En janvier dernier (2016), une amie nous a partagé, via les médias sociaux, sa participation au Walt Disney World® Marathon Weekend, à Orlando en Floride. Elle et son amoureux ont réalisé le « Dopey Challenge » qui consiste à faire, en quatre jours consécutifs, un 5 km, un 10 km, un demi-marathon (21 km) et un marathon (42.2 km), donc un total de 78.2 km. Je les ai suivis avec beaucoup d’admiration (et d’envie!!!).

Fan de Disney, c’est avec enthousiasme que j’ai partagé mon intention d’y participer quand mon amie nous a mentionné qu’elle pensait organiser un groupe pour janvier 2018. J’en ai parlé à mon amoureux, il trouvait raisonnable le délai de deux ans pour me préparer. Je suis contente, j’ai maintenant un Projet!

Sauf que… le 26 avril est arrivé et, je ne sais trop comment, prise par la passion de mes amies coureuses je présume, j’ai décidé de m’inscrire pour janvier prochain. Comme ça, sur un coup de tête, sans réfléchir! J’ai commencé par le 5 km, avec mon fils, sans même lui en parler! Et comme une amie a décidé de faire le 10 km, je me suis dit, pourquoi pas? Ça serait un beau défi pour moi. Chose faite en 30 secondes! En discutant avec l’amie en question, je lui explique que mon seul regret est de ne pas participer au demi-marathon… Tsé, tant qu’à aller aussi loin pour courir, j’aurais aimé réaliser un objectif « wow »! Nous avons eu une bulle au cerveau et, sans plus réfléchir, je me suis retrouvée inscrite au demi-marathon! Je vous jure, je tremblais de partout après avoir pesé sur le paiement final! Tout ça, sans avoir consulté ma douce moitié sur ce gros projet.

Il faut que vous sachiez que je suis une fille de « projet » et que je dois réfléchir à toutes les options avant de prendre une décision. Je pèse les pour, les contre, j’analyse tout. C’est long! Ensuite, je « planifie ». Je crois que je prends autant de plaisir à préparer un voyage qu’à le vivre. Ça tombe bien, mon homme déteste les surprises et être mis devant le fait accompli… Il a été sous le choc quand je lui ai annoncé notre prochaine destination de voyage et la raison de celui-ci. Heureusement, tout a bien passé, sauf le demi.

J’oserais même dire que le demi est resté en travers de la gorge de plusieurs personnes avec qui j’ai partagé mon projet. Et je sais que plusieurs doutent encore que je puisse le faire. Surtout avec un 5 et un 10 km dans les jours précédents.

Mon amoureux lui, croit en moi. Il m’appuie et m’encourage depuis que je lui ai clairement expliqué l’importance que ce projet a pour moi. Que c’est maintenant, pendant que je suis en santé, que je veux le faire! Oui, c’est un gros objectif pour moi, surtout quand l’on regarde d’où je pars.

Je me suis bien outillée, j’ai de bons programmes que je suis à la lettre et je travaille très fort, cinq fois par semaine, vacances ou non! J’ai des hauts et des bas. Semaine après semaine, je m’améliore. J’ai ma gang de supporters avec qui je partage mes doutes, mes questionnements.

Je ne cours pas très vite, je travaille surtout mon endurance. L’an prochain je mettrai l’emphase sur la vitesse.

Je ne peux vous assurer qu’une seule chose : je serai sur la ligne de départ pour le demi-marathon et je ferai tout mon possible, sans mettre ma santé en danger, pour être sur la ligne d’arrivée. Même si je suis la dernière, je n’en ai rien à cirer! Je veux ma médaille…

C’est la promesse que je me fais!

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Courir…

Je n’aurais jamais cru que c’était pour moi, la course à pied, et pourtant…

J’ai débuté il y a un an, presque jour pour jour, sur un coup de tête, parce que je devais me remettre un forme. C’est un peu beaucoup de la faute d’une femme de mon entourage, une passionnée de la course, généreuse de son soutien et de ses conseils. J’y ferai référence régulièrement, elle est ma mentore de course; elle m’aide beaucoup pour le « savoir-être coureur », elle est une source inépuisable de motivation et de dépassement. Je ne mets pas de nom pour le moment, je dois lui demander la permission avant.

J’ai commencé par m’acheter de bons souliers de course, adaptés à mon niveau et à ma façon de courir. Je crois important d’y mettre le prix pour avoir de la qualité et de consulter des professionnels pour trouver ce qui nous convient. J’ai adoré le service de la boutique 42.2 à Mascouche.

La deuxième étape fut de télécharger une application, Coach25km je crois. Et je suis partie; je n’ai plus arrêté depuis! J’avoue, je n’aime pas courir à la noirceur et au froid l’hiver. Chanceuse, une piste d’entrainement intérieure a ouvert ses portes directement en face où je travaille. Ça me facilite grandement la vie! J’y vais sur mon heure de dîner ou tout de suite en terminant le boulot.

Des douleurs aux mollets m’ont forcé à consulter une spécialiste en biomécanique de course. La meilleure décision à prendre! En fait, je le recommande à tous les « apprentis » coureurs. Elle a changé complètement ma façon de courir et m’a conseillé des programmes. Elle m’a suggéré, dans un premier temps, un huit semaines d’adaptation à ma nouvelle façon de courir, un peu comme si je me remettais d’une blessure. J’ai ensuite continué mon entraînement, avec le programme « Courir un premier 5 km » pris sur le site de La Clinique du coureur.

C’est comme ça que je me suis retrouvée à courir cinq fois par semaine, sans relâche, depuis le mois de janvier. Il est rare que je saute un entrainement, mais je dois parfois m’adapter aux imprévus de la vie.

Je ne vous mentirai pas, ne vous attendez pas à lire sur des performances extraordinaires. Je suis lente, courir m’est difficile, ce n’est vraiment pas naturel pour moi. Je dois y mettre beaucoup de travail et parfois ça me décourage. Mais le bien-être que j’en ressens, tant physique que mental, est incroyable et transparaît dans toutes les sphères de ma vie.

Je suis cependant motivée à relever un défi, qui sera le sujet de mon prochain billet.

Alors si vous désirez en savoir plus sur une femme qui mord dans la vie avec bonheur, qui se pose plein de questions existentielles, qui aime le rire, les larmes, le bon vin, sa famille et ses amis et qui a des rêves pour au moins 10 vies et qui travaille à les réaliser, vous êtes à la bonne place!

 

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